Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Actualités
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Vendre une citrouille

Fin de saison dans les marchés extérieurs

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
Voir tous les articles de Marie-Claude Simard
Article mis en ligne le 21 octobre 2007 à 5:38
Soyez le premier à commenter cet article
Vendre une citrouille
Dès la tombée du jour, le mur de citrouilles illuminé à La ferme québécoise, située sur le boulevard Gouin au coin de la 1re Avenue Nord, ne laisse personne indifférent. (Photo: Marie-Claude Simard )
Vendre une citrouille
Fin de saison dans les marchés extérieurs
Les marchés extérieurs de la région regorgent de citrouilles et de courges colorées. Une atmosphère de fête règne et ce n’est pas seulement parce que l’Halloween s’en vient. Pour la plupart des marchands, vendre une citrouille est présage de vacances bien méritées.
«Dans le temps des citrouilles je deviens comme un enfant », affirme Simon Benoit, propriétaire de la Ferme québécoise à Roxboro. C’est le moment d’avoir du fun, car on ne peut pas s’amuser pendant l’été», poursuit-il.

Pour la majorité des commerçants de fruits et légumes qui tiennent kiosque dans les marchés extérieurs, le temps des citrouilles signifie que les vacances sont proches. Plusieurs attendent ce moment avec impatience. «Je vais enfin pouvoir prendre soin de moi, explique Mylène, propriétaire de LéguMylène au Marché de l’Ouest. De juin à la fin octobre, il faut être ici 7 jours sur 7», ajoute-t-elle.

Certains commencent la saison plus tôt, avec les fleurs au mois de mai. D’autres continuent jusqu’à Noël avec les sapins. Mais pour les consommateurs qui ont l’habitude de se procurer leurs fruits et légumes dans ces endroits champêtres, la saison prend fin le 31 octobre. À une exception près: le Verger du flâneur, qui continue de vendre ses pommes jusqu’en décembre au Marché de l’Ouest. «Les pommes sont plus résistantes au froid que les autres produits, explique la fille du propriétaire. Je serai ici avec ma chaufferette jusqu’au 8 décembre.»

Les couleurs, les parfums et l’abondance qui caractérisent les marchés extérieurs en font des endroits où les consommateurs aiment acheter leurs fruits et légumes, ou tout simplement se promener. La plupart des commerçants y vendent des produits locaux et préconisent la qualité des produits plutôt que l’aubaine, quoiqu’il soit possible de faire des économies, surtout en achetant en vrac, en grande quantité. Dans l’Ouest-de-l’Île, les résidants connaissent bien le Marché de l’Ouest et gagneraient à découvrir deux autres marchés de quartier d’ici la fin de la saison.
À Pierrefonds-Roxboro
L’étalage de citrouilles est impressionnant à La ferme québécoise, située sur Gouin près de la 1re Avenue Nord. Surtout une fois la nuit venue, avec l’éclairage artificiel qui ajoute un côté magique. Pour Simon Benoit, vendre une citrouille n’est pas banal. «Il ne faut pas être pressé pour vendre une citrouille. Les gens la choisissent pour sa forme et sa grosseur, mais aussi pour d’autres qualités. Elle doit avoir une bonne façade pour être sculptée, ainsi qu’une queue en bon état.»
Installé sur Gouin depuis 2005, le commerçant ouvre en mai avec les fleurs, et fini la saison avec les sapins de Noël. Il a vendu ses produits au Marché de l’Ouest pendant 23 ans, mais a quitté l'endroit, car les nouvelles installations ne lui convenaient pas. «J’aimais lorsque les marchands étaient installés de chaque côté des allées qui menaient aux portes», dit-il, expliquant qu’avec le nouveau concept, les commerçants sont moins à la vue des clients. Très satisfait de son nouvel emplacement, l’homme d’affaires a des projets d’expansion.
À Pointe-Claire
Jacques Wilson, qui pendant 27 ans a loué un espace au Marché de l’Ouest, a ouvert son propre marché de quartier cette année à Pointe-Claire. Installé sur la rue Cartier au coin de chemin Bord-du-Lac, l’horticulteur de profession adore son nouvel emplacement. «Les gens sont chaleureux, fidèles et connaisseurs. C’est important pour eux de consommer des produits locaux. L’endroit est beau, je suis entouré de belles maisons, le bord de l’eau est très agréable… Je sens qu’il y avait un véritable besoin ici.»
Bien qu’une première année comporte ses difficultés, Jacques Wilson est très optimiste pour l’année prochaine et il est content d’avoir quitté le Marché de l’Ouest. «Le loyer avait doublé et le cloisonnement ne permettait pas une bonne aération ce qui m’a fait perdre beaucoup de marchandise», explique-t-il.
À DDO
Au Marché de l’Ouest, LéguMylène continue de s’épanouir. «Je travaille ici depuis plus 25 ans, explique la propriétaire qui préfère les nouvelles installations du Marché aux anciennes. «Je n’aimais pas avoir un compétiteur juste en face de moi de l’autre côté de l’allée. C’était trop harcelant pour le client.» Mylène organise une vente de liquidation le 28 octobre avant de prendre son congé.
D’autres commerçants continuent de faire étalage en plein air au Marché de l’Ouest, notamment Les jardins du Marché, Fleuriste Marie-R-eve et le Verger du flâneur.

(Photo: Marie-Claude Simard )

(Photo: Jacques Pharand)

(Photo: Jacques Pharand)¬

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net