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Des Jeux écossais complètement fous!

Article mis en ligne le 8 août 2008 à 14:10
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Des Jeux écossais complètement fous!
Les Jeux écossais de Montréal ont battu leur plein dimanche dernier à Pierrefonds. (Photo: Jacques Pharand)
Des Jeux écossais complètement fous!
Alex Leduc
La semaine dernière, le président des Jeux écossais de Montréal, Kirk Johnstone nous confiait qu’en 32 ans d’existence, il n’avait été témoin que d’une demi-journée de pluie.
Il est fort probable que M. Johnstone aie oublié de cogné sur du bois après avoir fait cette déclaration, car les Jeux écossais du 3 août 2008 resteront dans la mémoire d’un peu tout le monde à cause des pluies torrentielles qui se sont abattues sur le site de compétition.

Mais cela n’a pas freiné l’ardeur de centaines de compétiteurs enthousiastes venant d’un peu partout en Amérique du Nord et ils ont tous bravé la pluie qui est tombée sur Pierrefonds et le festival écossais.

La foule, plus petite qu’à l’habitude, aura au moins permise aux gens qui se sont déplacés de pouvoir voir de plus près les «pipe bands», les batteurs, les athlètes et les danceurs qui pour certains venaient de très loin.

«Ce que je préfère dans tout cela, c’est simplement de regarder d’où viennent tous les groupes», a expliqué sous la pluie Greg Findlay, un Ontarien de Bowmanville qui participe à ce genre de compétition depuis une vingtaine d’années, des Jeux écossais du Michigan, jusqu’à ceux du Québec.

D’autres un peu plus jeunes, ont aussi cette tradition dans le sang. C’est le cas de Kelsey Symington, 18 ans, qui fait des tournées de «pipe bands» depuis qu’il est âgé de 8 ans. «Nous avons sept différentes compétitions à chaque année. Il y a deux ans, nous sommes même allés en Écosse», confie le jeune homme d’Ajax, en Ontario.

Plusieurs autres personnes ont voyagé beaucoup plus que ces derniers pour participer aux différentes compétitions des Jeux écossais de Montréal, comme un certain grand-père de Linville, en Caroline du Nord.

Toutefois, les plus surprenants ont été des Mexicains arrivant directement de Mexico. Depuis des années, le groupe a voyagé un peu partout à travers le monde pour faire connaître aux autres leur part de la culture écossaise.

«Je pense qu’il y en a beaucoup qui sont surpris, parce que les gens ne s’attendent pas vraiment à ce qu’il puisse y avoir un groupe qui arrive de Mexico. C’est nouveau pour eux, mais ça l’est aussi pour nous de faire partie de cela», a dit la batteuse Daniela Gutiérrez.

Cette professeure de musique de 24 ans de l’Université nationale de Mexico participe à ce genre d’événements depuis maintenant huit ans.

«C’est vraiment très difficile de trouver des pipers et des batteurs au Mexique, dit-elle. Tu as besoin de motivation et de détermination. Nous pratiquons deux jours par semaine et une fois par mois nous nous donnons en spectacle dans un musée.»

Mais les membres du groupe mexicain n’ont pas nécessairement tous des racines écossaises. «Il y a en qui ont un héritage écossais, sinon, les autres sont simplement des Mexicains qui s’identifient à la musique», de dire Gutiérrez.

Une autre personne qui a fait un bon bout de chemin pour venir se mouiller à Pierrefonds est Jessica Arsenault, une jeune femme de 23 ans arrivant de l’Île-du-Prince-Édouard. Afin de se fondre aux hommes, elle portait une fausse moustache, rien de moins.

«J’ai commencé à venir aux Jeux écossais il y a environ trois ans. Peu importe la température, on a du plaisir», a-t-elle simplement conclu, entre deux bières sous la tente.

(Traduit par Mikael Blais)

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